Dernier jour à Uluru - Kata Tjuta
Kata Tjuta - Walpa Gorge Walk
Après la fête de la veille, on se lève tard, à 6 h 30, presque une grasse matinée ! Et c'est parti pour deux petites marches toutes courtes et toutes faciles.
D'abord, celle qui est la plus loin, aux Kata. Alors, on s'arrête sur le chemin, toujours au même endroit que la veille, pour contempler ces rochers moins connus mais tout aussi impressionnants qu'Uluru. 36 dômes ou têtes, messieurs dames.
Cette fois, je laisse ses lunettes à Karine et je mets les miennes, auxquelles il manque une branche, je ne m'en remets pas. Mes belles lunettes !
La Walpa Gorge Walk est une toute petite marche, dans une gorge, comme son nom l'indique, le Walpa étant là pour "vent". On parle beaucoup de vent, dans ce pays, mais on n'en sent pas vraiment les bienfaits. Il fait déjà très chaud.
Encore une fois, on est seules lors de cette marche. Et c'est bien agréable. Je ne suis pas sûre que ça fasse le même effet avec une foule de gens.
Hélas, en approchant du fond de la gorge, on entend de grands cris. Des débiles hurlent pour tester l'écho. Eh, c'est un endroit sacré, ici ! Vous hurleriez comme ça dans une église ? Abrutis de beaufs américains !
Heureusement, on ne les voit que très peu. Ils filent bien vite. Au fond de la gorge, deux jeunes filles qui font du tai chi... Ça fait envie... Ça relaxe, rien que de les voir.
Et on s'attarde encore une fois... La marche a pris à peine une demi-heure, on n'est pas pressées. C'est aujourd'hui qu'on dit au revoir aux Kata.
Après la marche, où va-ton ? Une dernière fois dans les dunes, contempler les Kata - oh, je vois encore une tête et un sourire, on dirait une tortue - et se faire dévorer par les mouches.
Sales bêtes. Et encore, les trois quarts d'entre elles sont parties, effrayées par l'appareil photo.
Et j'ai mis les belles chaussettes tricotées par ma maman ! Merci, maman ! Parce que les chaussettes de laine, c'est ce qu'il y a de mieux pour marcher, Karine, je t'assure, tu pues moins des pieds après. Allez, j'offre à Karine des chaussettes de laine en rentrant, c'est promis.
Et on reprend la route pour Uluru. C'est qu'il y a pas loin de 50 km entre les deux. Un dernier au revoir aux Kata... On aime bien les photos dans le rétro !
On aime tellement ça qu'on en prend une aussi en arrivant près d'Uluru. Voilà des photos très intéressantes. Mais bon, on doit se contenter de ça, il n'y a effectivement pas l'ombre d'un monument aux morts, dans ce désert, désolée, Guillaume.
Uluru - Kuniya Walk
Encore une petite marche... Qui a pour but... Il y a des indices sur la photo : les spirales, les tourbillons, ça indique quoi ? Oui, j'en vois deux qui ont suivi, ça indique un trou d'eau !
Le voici, le trou d'eau, bien rempli, puisqu'il pleut tout le temps dans ce désert, c'est l'arnaque.
Alors, je vous explique, parce que là, ce n'est pas top secret. Dans ce trou habite la femme python. Kuniya, qui a donné son nom à la marche. Je résume. Son neveu s'est fait tuer par des Liru, d'autres serpents, mais venimeux, ceux-là. Kuniya n'est pas contente, et donc un duel est organisé entre elle et un Liru.
Duel à mort. Ça saigne, quelque chose de bien. Kuniya prend du poison pour empoisonner Liru. Elle le frappe avec ses petits bras musclés, et la roche se fend : on voit encore les deux coups portés à Liru. Ouh là là, c'est violent. Liru en perd son bouclier (tiens, pas de photo), et bon, je résume, il meurt. C'est Kuniya qui gagne, c'est les filles les plus fortes !
On rejoint le parking, on rencontre un Québecois et enfin une information fiable sur la température ! Il a un thermomètre sur sa table de pique-nique, à l'ombre. Il fait 50 degrés. Et il nous semble que la veille, il faisait encore plus chaud.
On reprend la voiture pour rentrer à l'hôtel.
On dit au revoir à la tête d'Aborigène... On passe par le centre culturel pour déjeuner là-bas une dernière fois, et acheter des merdouilles aux boutiques.
Et encore un arrêt, le dernier, sur une aire de repos au milieu d'une zone interdite. On ne s'était pas encore arrêtées là, et on fait bien : photos dignes de cartes postales !
Oui, je sais, c'est quasiment les deux mêmes, mais bon, le choix est trop difficile à faire.
On y était, en voici la preuve ! Toujours ce fichu soleil dans les yeux...
Après-midi tranquille au bord de la piscine, orage violent, mais sec. Le tonnerre gronde et chasse presque tous les touristes de la piscine. Hi hi hi. Et la temprature chute de près de 20 degrés en une demi-heure. Ouf, 32 degrés, il fait frais.
Demain, en route pour le Kings Canyon !


