La fin du vrac
Chouette, un détournement de blog ! En même temps, à utiliser avec modération, sinon...
La prison
Je vous l'ai déjà annoncé, j'y suis allée seule, à la prison. Karine a du travail... Et alors, moi aussi ! Et le soir (c'est le 23), on peut travailler. Je refuse de passer une journée enfermée à la maison. Je vais donc m'enfermer en prison, à la place.
Ouh, ça fait froid dans le dos. Elle a fonctionné jusqu'à la fin de la 2nde Guerre mondiale, cette prison, mais c'est à la fin du XIXe qu'elle a connu ses heures de gloire.
Je pense au sort que je réserve à Karine pour m'avoir lâchement abandonnée. La vilaine, elle croupira dans un cachot humide, infesté de rats et de punaises.
On lui mettra une cagoule à la KKK pour qu'elle ne voie rien, des menottes de 30 kilos, des gants en cuir pour l'empêcher de se tripoter, on la fouettera (sans oublier de mettre du sel sur ses blessures par la suite) et si ça ne suffit pas...
Eh bien, si ça ne suffit pas, ce sera pendaison, à l'ancienne.
Pas glauque du tout, ce petit musée. Dans chaque cellule, l'histoire d'un ou d'une condamnée, accompagné d'un masque mortuaire. Charmant. Et il y a beaucoup de cellules ! Et ce n'est qu'une aile de la prison de l'époque !
Mais le clou de l'exposition, c'est la star locale, le Jesse James, le Robin des Bois, le Cartouche australien : Ned Kelly, le bandit de grand chemin. Pendu, lui aussi, bien évidemment. Avec masque mortuaire exposé, bien évidemment.
Oh, les belles armures ! C'est que le gang Kelly (Ned avait des potes), il était pas suicidaire : les balles, ça blesse, ça tue, même (je vous jure, j'ai des sources fiables), alors rien de tel qu'une bonne petite armure en guise de gilet pare-balles.
Voilà. Ils étaient pleins de ressources, à l'époque, les Australiens. Ils utilisaient même des détenus pour pendre les autres détenus...
Et quelques soldats pendant ou juste après guerre y ont fait un petit séjour... ce n'est pas si loin !
Et enfin et surtout... ils savaient s'occuper des sauvageons, à l'époque ! Dès trois ans, hop, au gnouf ! Les paresseux, ça leur apprend la vie ! S-----y (on peut jouer au pendu, c'est de circonstance) n'a rien inventé. Mais oserait-il aller aussi loin ?
Dernière minute
J'apprends avec horreur et abomination qu'il existe un Mont Saint-Michel en Cornouailles ! "Plus petit et moins beau que le nôtre", me dit mon informatrice de Batz-sur-Mer. Je me disais aussi que le peintre, non content d'être un sale voleur de site, était un piètre artiste... pas hyper ressemblant, le Mont. Je comprends mieux. Heureusement que je n'ai pas mis le feu au tableau !



